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Miroirs

Émergences

Calligraphie physique

Obscurités

Ce mouvement dansé est à la fois simple et complexe ; simple à appréhender et à ressentir, mais trop complexe pour être contrôler volontairement ou totalement saisi. Ses règles sont, comme celles de la calligraphie, précises et rigoureuses, et servent à rejoindre ou évoquer une harmonie supérieure. Dans les deux disciplines, la répétition et la durée de l’exercice impliquent un épuisement, du geste et de la forme, un épuisement de l’interprète pour qu’il n’entrave pas trop ce qui s’écrit en mouvement, ce qui se trace. Dans les deux disciplines il existe un dialogue entre le vide et le plein, entre la matière et l’invisible.  Autant le trait révèle un espace vide sur la surface, autant le mouvement qui va impacter le corps naît dans le vide qui l’entoure. Avec le temps, ces contraintes mécaniques sont devenues une technique à part entière, dont l’exercice révèle des composantes fondamentales de l’équilibre, du rythme, présentes dans la calligraphie comme dans la danse ; la coexistence d’une chose et de son contraire, le caractère insaisissable du temps... Comment le mouvement, omniprésent, se renouvelle à l’infini, ou comment une même forme peut refléter des profondeurs diverses sans jamais s’épuiser. Autant de choses qui m’indiquent un mystère commun, caché derrière les courbes et les arabesques, derrière les mouvements arrondis et les entrelacements.

La vallée de l'étrange

Ondes et fréquences

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